Concours de nouvelles 2010 - Nouvelles lauréates - Catégorie français 4ème

Publié le par festivalamericajeunesse

87, ROAD STREET

 

Je vivais au Texas. Cet été avait été certainement le plus chaud depuis des années la terre était sèche, il n’avait pas plu depuis plusieurs semaines. Je n’étais pas allé en ville depuis une semaine, ma camionnette avait malheureusement rendu l’âme et j’attendais en vain que le réparateur que j’avais appelé quelques jours auparavant arrive. Il y a trois ans j’avais récupéré la ferme de mon grand-père. C’était un homme dur et qui avait toujours défendu ses opinions, un homme qui avait des principes. Moi je n’étais pas comme ça, j’avais toujours été la cinquième roue du carrosse. On ne faisait jamais attention à moi mais ça m’était bien égal. Il avait toujours pensé que j’étais un bon à rien, il disait que même ses vaches lui étaient plus utiles. A la mort de mon grand père, j’avais saisis l’opportunité et m’étais lancé dans la rénovation de sa bicoque qui lui servait de ferme. J’avais appris à m’en occuper. C’était dur au début mais c’est comme tout, on s’y habitue. Ca me permettait de servir à quelque chose. Ce matin le facteur m’avait apporté une lettre. Elle était dans une grande enveloppe blanche avec juste annoté dessus l’adresse de la ferme et un tampon officiel. Elle venait de la ville, de New York. Je n’étais jamais allé là bas. J’étais né dans le Tennessee où j’avais toujours vécu jusqu’à que je vienne m’installer ici. Je me suis tout d’abord demandé qui pouvait bien m’écrire, personne ne connaissait mon existence, j’étais invisible aux yeux de tous. C’était   une écriture droite et régulière sûrement pas celle d’une femme. Non, ça j’en étais sûr. Je l’avais ouverte. Griffonnée à l’encre noire une adresse : 87, ROAD SREET, NEW YORK. Je regardais des deux cotés mais il y avait seulement cette adresse, rien d’autre. C’était probablement une erreur. Oui, qui peut bien envoyer ce genre de lettre ? Mais elle avait éveillé mon attention, peut être que ce n’était pas une méprise. Je voulais en avoir le cœur net et je décidais de me rendre à cette adresse. J’avais alors appelé Jerry, mon seul ami, qui m’avait conduit à l’unique aéroport de la région. C’était la première fois que j’allais prendre l’avion. Le trajet dura quelques heures mais je me suis endormi tout en me demandant  ce qui pouvait bien m’attendre au 87 Road Street. J’étais arrivé tard le soir. Ce qui me frappa dès la sortie de l’aéroport, c’est ce bruit incessant comme un fond sonore qui vous suit partout. Un bruit infernal, un bruit épuisant. J’avais pris mon sac et l’avais serré fermement contre mon dos. J’étais épuisé, je cherchais alors un motel. La fatigue était telle que je rentrais dans le premier que je vis. Le concierge, un homme de la quarantaine, lisait un journal. L’homme était assez corpulent et semblait être contraint à rester ici. J’émis un raclement de gorge, il se retourna me demanda pour combien de temps je souhaitais dormir et me jeta un trousseau de deux clés ; une pour la chambre et l’autre pour le coffre et repartit dans sa lecture. Je montai jusqu’au troisième étage, chambre 14. La clé grinça dans la serrure, la porte claqua. J’entrai, posai mon sac à l’entrée et m’écrasai sur le lit. Les ressorts crissèrent et ce fut le silence, ça faisait du bien. Le bourdonnement que j’avais dans les oreilles depuis mon arrivée avait cessé.

Je m’endormis.

 

Le soleil qui chauffait ma peau me réveilla. C’était agréable mais je ne devais pas traîner.

Je pris une douche. M’habillai avec un pantalon de grosse toile et la plus belle chemise que je possédais, je l’avais achetée il y a trois ans et elle était un peu juste mais cela n’était rien. Avant de partir, j’avais prévu un itinéraire pour me rendre à la mystérieuse adresse. Je verrouillai la porte sans oublier mon sac et dévalai les marches du motel. La patronne de l’hôtel me demanda de laisser les clés à la réception. J’ouvris la porte, tout semblait si différent d’hier, le bruit qui m’avait paru désagréable se révéla insupportable, multiplié par vingt. Je me dépêchai alors au plus vite pour trouver Road Street. Je n’avais jamais vu autant de monde, les gens couraient, se hâtaient de toute part. Ils se poussaient se bousculaient. Il en sortait de partout. Je me sentais oppressé. Tout à coup, une femme hurla. Je me retournais prêt à la secourir : elle avait renversé son café. Je n’étais pas habitué à cette proximité. Un vendeur de hot dog m’accosta, me fourrant ses sandwichs sous le nez. Je pris la fuite. M’élançant avec aplomb, mais de nouveau je me retrouvai confronté à cette masse humaine. J’avançais péniblement. Mes sens étaient aux aguets. Des buildings immenses se dressaient de partout. Des milliers d’odeurs assaillaient mes narines. Et toujours ce bruit pénible. Un panneau m’indiqua que j’étais sur Wall Street, je me souvenais avoir vu ce nom sur mon plan. Je n’étais plus très loin. Soudain, des marteaux piqueurs commencèrent à frapper le béton. C’en était trop. Je m’arrêtais, mais déjà une femme me poussait, m’entraînant à nouveau dans cette danse, ce ballet urbain. Road Street, je voyais le panneau. Je m’engageai, 81, 83 : mon cœur battait la chamade, qu'y avait-il au 87 ?

 

Ce fut un choc, il n’y avait pas de 87. Le bâtiment qui s'y trouvait venait d’être rasé. Mes espoirs s’écroulèrent : avais-je fait tout ça pour rien. A quoi cela rimait ? J’avais eu tort d’y croire. Ainsi, cela se termine comme ça, un terrain vague, plat. Comme ma vie, une multitude de nonsenses. On me frappait à l’épaule, je me retournai, abattu. Quelqu'un me tendait une lettre : « Sam Worsh ? ». Je hochai la tête. L’inconnu s’en alla, me laissant la lettre. Et de la même écriture que sur celle que j’avais reçue auparavant, une phrase, la phrase que me répétait toujours mon grand père «  Ce n’est pas la taille qui fait les grands personnages mais leurs actions » et dans l’enveloppe un petit étui qui refermait son alliance. Il ne l’avait jamais quittée et il me la confiait.

 

Camille MERLIER - 4ème5 - Collège Montalembert -

 

 

 

 

L’Ancien Bistrot

 

Karl rentra dans l’Ancien Bistrot à la Nouvelle-Orléans. Il repensa à tous les moments passés ici, avec ses proches. Tous étaient à présent décédés, il ne restait que lui. Son doigt parcourut une table et lorsqu’il le releva, il était recouvert de poussière. Depuis qu’il avait quitté la Nouvelle-Orléans, Karl n’était pas revenu dans ce bistrot. Vu son état, le bar n’avait sûrement pas été occupé depuis une éternité. Il scruta la pièce d’un regard lourd et s’arrêta sur le vieux piano. Ah ce piano… Karl le connaissait très bien. Il fit glisser ses doigts tremblants sur les touches et un amas de poussière tomba sur ses genoux. Karl se mit à jouer. Il ferma les yeux et pensa à Grace. Cette douce Grace…Il continua à jouer, mais plus lentement, écourtant sa respiration. Puis subitement, ses doigts valsèrent sur les touches. Cette fois, la mélodie n’en était plus tout à fait une, ressemblant plus à un vieux soul ou à une musique country. Ses yeux se fermèrent une nouvelle fois et les images de ces dernières années passées au Texas et à la Nouvelle-Orléans revinrent dans sa mémoire. Il sourit en revoyant les visages de ses amis Billy et Diego. Il se laissa entraîner par tous ces sourires et s’endormit…

 

« Karl ! Madame Jones te cherche ! Elle a un nouveau boulot à te proposer ! » Karl dévala les escaliers et courut rejoindre Madame Jones dans son petit appartement. Il se hâta dans les rues et en oublia même de changer de trottoir. Des Blancs l’insultèrent et le poussèrent, il évita de peu une voiture. Karl se dit qu’il n’avait rien à faire dans cette ville du Texas, où il, ou plutôt ils, n’avaient par leur place. Une fois arrivé chez Madame Jones, il alla chercher des pêches chez l’épicier du coin. On lui fit payer le double du prix normal, comme à chaque fois qu’il allait acheter quelque chose chez un marchand Blanc. Comme d’habitude, il ne rétorqua rien. Lorsqu’il se retourna le marchand lui cria « Ne t’avise plus jamais de revenir dans ma boutique, sale Negro!» Karl ravala sa salive et courut rejoindre Madame Jones. Il lui raconta ce qu’il venait d’endurer comme à chaque fois qu’il allait faire une commission pour elle. « Tu sais mon petit Karl, moi, je suis vielle et incapable de bouger, alors que toi, tu es jeune et en pleine forme. Alors tu ne devrais pas écouter ces imbéciles et songe à cette belle vie que tu as devant toi… »

 

La voix de Madame Jones résonna dans la tête du vieux Karl. Il se réveilla, se leva en se disant que tous ses souvenirs étaient aussi bons que mauvais. Le passé était agréable à se remémorer, mais dur. Il sortit de l’Ancien Bar. Puis, il marcha dans les rues de la Nouvelle-Orléans. Tout avait été rénové, rien n’était plus comme avant. Il s’installa sur la terrasse d’un bistrot moderne où le serveur lui demanda avec un léger accent anglais, « so British » comme disait Grace, ce qu’il voulait boire. Karl prit une limonade. Elle lui rappela celle de Madame Jones, qu’elle faisait si bien, « la seule chose que je sais encore faire avec mes deux mains » disait-elle. Elle y rajoutait toujours une cuillère de miel. Il avala une gorgée de cette limonade, une bouchée qui lui parut aussi amère que ses souvenirs…

 

“Hit the road, Jack, yeah, hit the road, Jack, yeah!” On dansait, on chantait, on criait. On rentrait dans le bar, on en sortait. Depuis que Karl avait déménagé à la Nouvelle-Orléans, la vie était beaucoup plus facile. Karl adorait le désordre de cette ville, le fait de marcher dans les rues sans devoir changer de trottoir. A n’importe quel endroit à la Nouvelle-Orléans, on entendait de la musique. Le bistrot qu’il préférait était l’Ancien Bar. Il s’y installait et jouait du piano toute la nuit, et souvent, il s’endormait sur une chaise. Il s’y était fait des amis, comme le gérant de ce bistrot, Billy. Tous les deux, en fin d’après-midi et avant l’ouverture du bistrot, ils faisaient la tournée des bars. D’ailleurs, Karl logeait chez Billy. D’accord, ce n’était pas le luxe, mais c’était familial. Billy avait sept frères et sœurs, mais seulement six habitaient avec lui. Le soir, ils se retrouvaient tous dans l’Ancien Bar, situé sous le petit appartement de Billy et sa famille. Karl donnait les rythmes au piano et souvent Diego, un trompettiste, se joignait à eux. Un soir, Billy lui annonça que sa dernière sœur, Grace, avait été hospitalisée durant deux ans suite à un cancer du pancréas. Les médecins avaient été amenés à la laisser retourner chez elle, son état s’étant amélioré, mais il restait fragile. Dès son arrivée, Karl sentit sa vie changer. Sa présence et son odeur l’envoûtaient, et sa voix…Elle était si douce qu’elle le faisait vibrer. Elle restait toute la journée dans l’appartement, et parfois, le soir, Karl l’emmenait dîner dans un restaurant chic, qu’il payait grâce aux divers petits concerts qu’il faisait avec Diego, dans les bars du coin. Grace se réjouissait à l’idée de manger « luxueusement, comme les Blancs » s’exclamait-elle. Mais sa santé était fragile et Billy savait bien que le meilleur endroit pour elle était l’hôpital. Mais depuis la mort de leurs parents, les sept enfants n’avaient pas réuni assez d’argent pour payer les médecins. Karl et Diego avaient bien essayé de les aider mais en vain. L’état de Grace s’aggravait de jour en jour. Karl resta à son chevet jusqu’à la fin, et justement, cette fin arriva.

 

Karl but une dernière gorgée de limonade, se leva, déposa un billet de cinq dollars et s’en alla. Il retourna dans l’Ancien Bistrot, monta à l’étage où se trouvait l’appartement familial. Il y a bien plus de quarante ans qu’il n’y était pas retourné. Il s’avança vers une pièce au fond de l’appartement et y rentra. L’ancienne chambre de Grace. Cette femme, il l’avait aimée. Lorsqu’elle avait disparu, il était parti avec elle. Depuis, sa musique ne ressemblait à rien, le cœur n’y était plus. Il enroula le drap sali par le temps autour de son cou et serra jusqu’à ce qu’il appartienne à Grace pour toujours.

 

Nina Kermiche 4ème4 - Collège Montalembert - 

 

 

 

Sans adresse fixe

16 novembre 2010

Réveil difficile comme  tous les matins. Mon dos me fait souffrir et j’ai des crampes dans tout le corps, Cros-lune dort encore comme tous les matins, et je prends le temps d’écrire quelque lignes encore comme tous les matins dans mon cher journal. Cela fait seulement 7 mois que tu m’appartiens et c’est déjà une habitude pour moi d’écrire mon quotidien même si les autres se moquent de moi, même Cros-lune : ils disent que j’ai des manières d’aristo mais je m’en fiche. Ce n’est pas parce que  je suis un clochard que je ne peux pas écrire un journal intime, Cros-lune a renchéri, en disant que bientôt il faudra  m’appeler Sir Bruce. Il m’énerve.

Cros-lune et moi ça fait 15 ans qu'on se connaît. On s’est rencontrés ici même à New York. Si on l’appelle Cros-lune c’est parce qu'il ne lui reste plus qu’un chicot dans la bouche. Est cassé en plus en forme de croissant de lune d’où ce sobriquet.

Il ne nous reste  plus beaucoup de nourriture : il va falloir mendier. S'il y a bien quelque chose que je n’aime pas, c’est mendier : le fait de dépendre de la pitié des gens puis aussi l’indifférence de certains. Merde ! Nous aussi on est Humains. Les autres ils s’en fichent d’être dépendants des autres, ils ont rien à faire, ça les arrange. Bon, je vais me coucher, une nouvelle nuit dans la grande ville de New York qui nous a rejetés. Bonne nuit, mon cher journal !

25 novembre 2010

Le temps se rafraîchit. Cela fait plusieurs jours que je ne t’ai pas écrit, mon cher journal. Il faut dire que j’étais très occupé à chercher de la nourriture. La  santé de mon compère, Cros-lune, se détériore, il faut dire qu’il commence à plus être très jeune et que le froid et le manque de nourriture commencent à le marquer ; il faudrait de l’argent pour aller voir un toubib, mais j’ai que 10 dollars que j’avais économisés depuis plusieurs semaines pour m’acheter un nouveau stylo et de la nourriture, tant pis ! Je ne laisserai pas crever mon meilleur ami. Il va falloir que je bosse, mais où ? A New York personne ne voudra d’un clodo comme employé. Mais ne nous décourageons pas ! 

27 novembre 2010 

Ça y est. J’ai trouvé un job, le premier depuis 25 ans, enfin si on peut appeler ça un job. Le type qui m’a employé a l’air réglo, la quarantaine, gérant du petit resto du coin, il avait promis de me passer 20 dollars si je faisais le ménage dans son resto une semaine. Avec mes 10 dollars, y aurait assez pour envoyer Cros-lune chez le toubib,  c’est génial mon cher carnet.

30 novembre 2010 

Je crois que m’étais trompé au sujet du gérant du resto : c’est la pire de l’ordure de la terre !

Ce salaud a refusé de me payé; il m’a dit : «  Les vermines dans ton genre, elles méritent même pas qu’on leur donne de la merde ». C’est comme ça qu’on traite les gens à New York ? Mais bon, tu me connais mon cher journal,  je suis pas du genre à me laisser faire. Et même avec l’aide de son frère, tout aussi malhonnête que lui, ils ont essayé de me montrer leurs « arguments ».  Mais je ne suis pas non plus un novice des échauffourées de ce genre et c’est bien la seule chose que j’ai apprise lors de ces 25 ans de vie de rebut de la société.

Bref, j’ai réussi à récupérer mon argent mais je crois que je me suis cassé quelque chose, pas grave, rien que de voir le visage reconnaissant de mon ami est la plus belle des récompenses, c’est sûr il faut se serrer les coudes entres clochards pour survivre. 

Quand je leur ai raconté mon histoire et que je leur ai demandé où était Cros-lune, ils ont tous tiré une tronche d’enterrement. Larcin, qui était le plus franc de la bande, ce qui faisait opposition à son surnom, me montra un abri en carton qu’ils avaient construit pendant mon absence. A l’intérieur gisait le corps de Cros-lune, je me suis précipité sur lui et je lui ai ordonné de se réveiller. Mais aucun mot ne sortit de sa bouche édentée. Je crois que se soir-là j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Je m’en voulais de ne pas avoir été là pour lui et j’en voulais encore plus à cette ville et à ce monde qui avait laissé mourir la seule personne qui se rapprochait le plus de ma famille ; c’est comme si tous tes amis, parents, frère et sœur mouraient devant toi mon cher journal. Cette nuit j’ai du mal à dormir depuis que je n’entends plus les ronflements de mon défunt ami, à présent il est à sa place au milieu des étoiles…

3 décembre 2010 

Blême a (de frousse, c’est son nom) émis l’hypothèse que j’étais fou, je lui ai répondu que si il avait les foies il pouvait partir. Il a fermé son clapet, non mais quel froussard ! Les autres devaient penser la même chose mais ils voulaient m’aider pour honorer la mémoire de Cros-lune. C’est sûr que s’infiltrer dans le crématoire de nuit pour incinérer le corps de Cros-lune, c’était risqué mais je m’en fiche, même si je me fais choper par les flics, de toute façon New York a jamais fait quelque chose pour moi.

Le plan a marché sans accroc et j’ai jeté au vent ses cendres, lui qui voulait tellement voyager.

Et voilà une nouvelle  journée a New York qui nous a rejetés ; bonne nuit mon cher journal.

2 janvier 2011 

Cela fait plus d’un mois que Cros-lune est mort et je ne t’ai pas écrit car je n’avais plus le courage même ses railleries me manquent ! Mais j’ai passé pour la première fois un nouvel an  au chaud depuis une éternité. En effet la mairie a construit un refuge, on a des lits et de la nourriture, toute la bande a emménagé c’est génial ! Je pense que New York en réalité a toujours veillé sur nous et finalement je lui suis redevable. Les temps difficiles sont loin derrière nous, c’est pour ça que je vais arrêter de t’écrire, tu as été mon fidèle confident pendant plus de 8 mois  mais il faut nous dire au revoir car à présent :

j’ai une adresse fixe.

 

Jean-Baptiste Crespo - 4ème5 - Collège Montalembert

 

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